Une Pensée !

Une Pensée !

Une Voie ?

 

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On peut définir une voie religieuse, une voie mystique et  une voie initiatique.

La voie religieuse, par le sacrement, permet la mise en relation du divin avec l’humain, directe et globalisante. Elle ne nécessite pas d’autre qualification que celle du sacerdoce. C’est la voie du plus grand nombre.

La voie mystique ne requiert pas de qualification de type initiatique, et même parfois des qualités inverses. La voie mystique est une révélation directe, par une grâce spécifique de Dieu dans l’homme, permettant à celui-ci une fusion aboutissant à un anéantissement dans la lumière divine avec perte de son identité personnelle. Cette voie est la voie des moines Théophores et du prophétisme.

La voie initiatique est toute autre, elle nécessite des qualifications physiques, morales et spirituelles. Elle est illuminative et progressive. Elle aboutit à un abord de Dieu au travers l’un de ses attributs (ou de plusieurs), en Franc-Maçonnerie le Grand Architecte et Son Plan Divin. Elle peut être artisanale, chevaleresque ou monacale. Elle procède par transmission d’une virtualité.

La réalisation se fait par un cheminement aboutissant à la voie mystique plus qu’à la voie religieuse.

C’est ainsi que la Franc-Maçonnerie, à la fois Art et Science, s’identifie à la voie initiatique de type artisanale, liée à la Science du Métier des tailleurs de pierres.

Le candidat doit être « libre » et de « bonnes mœurs »

Libre : de cette liberté qui voulait dire au premier degré : « non esclave », mais en corollaire responsable de ses pensées et de ses actes. Le candidat doit aussi se trouver dans une situation qui ne doit pas l’empêcher de vivre sa Maçonnerie ni de se mettre dans l’incapacité de réaliser ses engagements ; cela peut avoir des causes professionnelles, sociales ou familiales. De même il ne doit pas vivre SA Maçonnerie au point de subir soi-même, ou faire subir des préjudices familiaux, sociaux ou professionnels à son entourage.

De bonnes mœurs: elles sont essentielles à la réalisation spirituelle du candidat. La formule « de bonne réputation » est parfois utilisée ; ce qui signifie que le candidat doit être un homme d’honneur, respectueux des lois du pays où il vit, ainsi que des autorités légalement constituées. Les Franc-Maçons ne sont pas des saints, mais ils oeuvrent en commun dans le but de leur propre perfectionnement.

Cela définit le candidat comme un homme sain de corps et d’esprit, stable et soucieux d’évolution morale et spirituelle.

Au travers de ces qualifications, la Franc-Maçonnerie de Tradition, Régulière, et donc la Grande Loge Nationale Française, est un Ordre Traditionnel et Initiatique, un système particulier de morale enseigné sous le voile de l’allégorie et du symbole, enfin une confrérie spirituelle et charitable.

L’Initiation

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La Franc-maçonnerie a été définie comme une « Institution, d’initiation spirituelle au moyens de symboles ». « Un ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la fraternité ». Ce caractère initiatique de l’institution maçonnique définissait déjà les Loges de Francs-maçons opératifs.

Commençons par la prise de conscience qui nous unie. Par l’initiation, nous avons reçu la lumière, et cela, afin de nous emmener vers le chemin de la connaissance, l’objectif  primordial du maçon.

Au commencement était le verbe…

S’il y a eu initiation, c’est qu’il y a mort et résurrection, cette mort  symbolique et la résurrection qui l’est tout autant est initiatique. Elle signifie à la fin de l’homme « naturel » et le passage à une nouvelle modalité d’existence : celle d’un être né à l’esprit, qui se doit de ne pas être dans une réalité sur l’instant, mais dans un nouveau monde, un univers transcendantal.

Mourir à une vie matérielle que l’on connaît pour renaître régénéré dans une nouvelle vie ou un nouvel état d’esprit, rêve de tout homme qui chemine sur le sentier de la Connaissance et de la Lumière pour tendre vers la perfection, vers une atmosphère de clarté et de lumière.

Cependant, l’initiation nous apprend que « l’homme vrai », l’homme dans son état spirituel, n’est pas « offert », n’est pas le résultat d’un processus naturel mais « transhumain ».

La première étape de l’initiation débarrasse l’esprit de tout ce qui l’encombre, pour ainsi la pensée, afin de lui permettre un changement d’état d’esprit.

Nous, Maçons, devons décortiquer cet intérieur afin d’y trouver le mieux, le bon, et de jeter toutes les scories. Notre idéal est une conception de l’esprit réel qui nous amène vers un esprit réel en puissance.

L’homme simple, généralement, compte ses efforts vers le mieux au taux de satisfaction personnelle qu’il pense devoir et d’exiger de la vie. L’initiation deviendrait inutile, si nous devions constater son impuissance à modifier une idée aussi paradoxale, que cette satisfaction personnelle !

Notre idéal maçonnique nous conduit vers un idéal de perfection, un désir de l’initié de se perfectionner et de s’élever, ceci n’est pas la transformation directe de l’homme dans l’intégrité de son être, mais la sublimation d’une partie de son être, c’est à dire abandonner tout ce qui est terrestre et matériel, soit un sacrifice important pour le cherchant, une réelle difficulté intellectuelle dans notre vie terrestre.

L’élévation dans l’initiation : modestie et humilité

Celui qui pense s’élever dans un esprit de supériorité ne pourrait que se brûler les ailes, je vous laisse réfléchir au mythe d’Icare…  S’approcher de la lumière, sans précaution, sans travail permanent ne pourrait que trop vous aveugler; en aucun cas, il ne s’agit de « monter» trop vite, mais de progresser à son pas.

L’initiation attribue beaucoup de devoirs et peu de droits. Cet itinéraire ne peut être accompli qu’à la première personne, nous voulons dire que nul autre que nous-mêmes ne saurait l’accomplir.

En recherchant cette lumière intérieure, nous agissons  sur la beauté de l’âme, qui se projette dans un autre monde, se reflète sur celle du corps qu’elle transcende, par la seule volonté de l’individu qui, ainsi pénétré de la Lumière, devient éclairé.

Recevoir la Lumière implique avant tout le franchissement de certains obstacles, de surmonter certaines épreuves, et de suivre un itinéraire chronologique, où le temps est une condition nécessaire à l’épanouissement, à l’accomplissement du sujet initié.

Enfin comme l’écrivait René GUENON, permettre à l’homme «  de dépasser les possibilités de l’être humain, de rendre effectivement possible les états supérieurs, de construire l’être au-delà de tout état conditionné quel qu’il soit » (Aperçu sur l‘initiation) peut être pour quelques rares privilégiés ?

Je finirai par ce mot d’Antonio Machado : « Le chemin, comme dit le poète, ce sont nos pas et rien d’autre ; marcheur, il n’y a pas de chemin, on fait son chemin en marchant »

LA GRANDE LOGE DE CROATIE RÉTABLIT SA RECONNAISSANCE DE LA GLNF

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« Avec Grande Joie et Amour Fraternel, la Grande Loge de Croatie a retiré la suspension de reconnaissance et rétabli ses relations fraternelles avec la Grande Loge Nationale Française ». C’est en ces termes chaleureux que le Très Respectable Grand Maître de la Grande Loge de Croatie Dragan Kukavica a traduit la décision de son Board de reconnaître à nouveau la GLNF. Cette nouvelle reconnaissance s’ajoute à celle de 120 Grandes Loges dans le monde et nous nous réjouissons de partager à nouveau nos travaux avec nos Frères croates.

Patiemment, sous l’impulsion de notre Assistant Grand Maître Jean-Pierre Rollet, les équipes de la Commission des Affaires Extérieures travaillent à ce que, petit à petit, les Grandes Loges qui s’étaient éloignées de nous prennent conscience de l’harmonie que nous avons retrouvée. L’harmonie fait moins de bruit que le tumulte. Il faut un certain temps pour la percevoir, de même qu’il faut du temps, dans chaque Grande Loge pour réunir les instances compétentes.

Quoi qu’il en soit, si nous avons toutes les raisons de nous réjouir du mouvement qui s’amorce en faveur de la GLNF au sein de la communauté des Grandes Loges régulières, mais soyons certains que c’est d’abord au sein de nos Loges et de nos Provinces que se trouve la première reconnaissance : celle que nous nous devons à nous-mêmes, en suivant  scrupuleusement les landmarks maçonniques et l’esprit des fondements qui font la régularité d’une Grande Loge. Ce sont l’amour fraternel que nous nous témoignons, la sincérité de notre chemin initiatique à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, le respect que nous nous témoignons mutuellement, qui déterminent notre Régularité. 

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