Compte rendu Loge de recherche Provinciale d’Austrasie.

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LOGE DE RECHERCHE PROVINCIALE D’AUSTRASIE JOHANN KNAUTH 1505

CONFÉRENCE  PUBLIQUE DU PÈRE JÉRÔME ROUSSE-LACORDAIRE  A METZ :

« Esotérisme et Christianisme »

Comme rappelé en introduction  par le TRF Serge Coimbra vénérable maître de la loge de recherche provinciale d’Austrasie Johann Knauth 1505  « Les sources de la franc-maçonnerie sont historiquement religieuses et pourtant elle  a été plus tard perçue par les institutions religieuses comme source de danger voir  comme ennemie notamment par l’Eglise Catholique Romaine allant jusqu’à l’excommunication prononcée en 1738 par le pape Clément XII à l’encontre des catholiques membres des loges maçonniques.

 

A ce jour même si le canon 2335 devenu 1375 du Code de droit canonique  ne mentionne plus explicitement la franc-maçonnerie comme étant ennemie de l’Eglise de Rome, la Congrégation pour la doctrine de la foi réitère l’interdiction faite aux catholiques d’appartenir à la F.M. au motif que les principes développés dans le cadre des réflexions abordées dans les loges sont incompatibles avec la doctrine de l’Eglise.

Aux nombres de ces principes  invoqués par l’Eglise Catholique  il est fait référence  à l’ésotérisme véhiculé à travers les rituels maçonniques.

 

Pourtant cette forme de pensée a connu une grande faveur dans certains  milieux catholiques depuis la Renaissance jusqu’à ce jour. »

 

En présence d’un public nombreux et du TRF Alain Brau Grand Maître Provincial d’Austrasie ,le père Jérôme Rousse-Lacordaire  a réexaminé cette question à travers une approche pertinente basée sur une définition des pensées dites « ésotériques » en les replaçant dans leur contexte culturel et historique  afin de nous permettre de bien percevoir les  enjeux  en  présence.

 

Le père Jérôme Rousse-Lacordaire appartient à L’ordre des Prêcheurs ou des Frères Prêcheurs  plus connu sous le nom d’ordre dominicain qui est un ordre catholique né sous l’impulsion de saint Dominique en 1215.

 

Les dominicains sont des religieux mais pas des moines : ils ont la particularité de ne prononcer qu’un seul vœu, celui d’obéissance, dans les mains du maître de l’ordre (ou de son représentant), les vœux de pauvreté et de chasteté étant implicitement inclus. Ils ne font, par contre, pas vœu de stabilité comme les moines.  Comme le déclare un de prieurs provinciaux de cet ordre  « Nous sommes  des Messagers de l’Evangile, philosophes, théologiens, artistes, défenseurs des Droits de l’homme, prédicateurs ou missionnaires, aujourd’hui nous travaillons à traduire le message d’amour que Dieu adresse à chacun et notre souhait est de faire dialoguer l’Église et la société contemporaine dans laquelle nous sommes ancrée »

 

C’est dans cette perspective que Jérôme Rousse-Lacordaire  docteur en théologie , essayiste,  chargé d’enseignement à l’institut catholique de Paris ,  nous  a rappelé comment se sont tissés les rapports entre ésotérisme et christianisme depuis la Renaissance et leurs différentes expressions au cours du temps, notamment à travers les doctrines proposées par les traditions occidentales qui pour certaines ont été intégrées dans les corpus initiatiques maçonniques, citant au passage  Pic de la Mirandole et René Guénon.

 

Le dominicain nous l’a affirmé : la forme de pensé ésotérique n’est aucunement en elle-même contraire au christianisme à condition qu’elle reste fidèle à la théologie originelle de l’Eglise, ceci étant illustré par la préface écrite du théologien Hans Urs Von Balthasar qui préfaça les « Méditations sur les 22 arcanes majeures du tarot de Marseille » écrit par un ancien théosophe devenu catholique, mais aussi par Albert le Grand lui-même dominicain qui s’adonna à l’étude des « sciences occultes » et rédigea deux traités sur l’alchimie.

 

« Sans doute avons-nous découvert qu’il existe  une pensée ésotérique chrétienne née au sein du christianisme qui s’est ensuite éloignée sinon du christianisme du moins des églises et de leurs doctrines avant de d’être « rapatriée » au sein du catholicisme , maintenant ainsi son allégeance à la primauté et à la centralité de Jésus-Christ et qui s’exprime de façon plénière dans  des rites maçonniques à vocation chrétienne comme  le Rite Suédois dans les pays scandinaves et en Allemagne ou  le RER en France dont il est dit « qu’il est un rameau de la FM universelle centré  sur la figure ésotérique du Christ ! »

 

C’est ainsi que conclu le TRF Serge Coimbra cette conférence après un débat riche d’échanges entre le Père Jérôme Rousse-Lacordaire et le public présent.

 

La prochaine conférence publique proposée par la Loge de recherche provinciale d’Austrasie se déroulera à Strasbourg et aura pour thème  « le soufisme, mystique de l’islam » en présence du   Cheikh Khaled Bentounès 46eme maître spirituel de la confrérie   soufie  Alawiyya.

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